Claude pour le tourisme : par où commencer
Épisode 1 : qui se cache derrière, comment ça marche et 3 cas terrain
Ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro… avec un petit jour de retard (j’ai un peu trop profité de la terrasse ;)
On commence par une bonne nouvelle, vous êtes désormais 3 040 abonnés à la newsletter. Ça y est, la barre symbolique des 3k est passée, un grand merci pour votre confiance ! Et j’en profite pour souhaiter la bienvenue aux 66 nouveaux arrivés depuis le numéro sur Mindtrip.
Au menu ce mois-ci :
Le 1er épisode de la mini-série Claude : qui se cache derrière, comment ça marche et 3 cas tourisme à découvrir
Mes 3 actus IA tourisme du mois
Pendant ce temps, au Café…
Allez, c’est parti ! ☕️
Claude × Tourisme - Épisode 1
On ne parle quasiment plus que de lui chez les utilisateurs avancés. Même les créateurs de contenu spécialisés sur ChatGPT ont basculé dessus (ce qui me laisse perplexe quand on voit certains excès de promesses qu’ils avaient faits avec ChatGPT… mais bon, passons). Skills, Cowork, Design… ils sont à fond. Et moi aussi je m'y mets 😬. Lui, c'est Claude.
Vous vous dites peut-être “ça y est, voilà ENCORE l’énième game changer de l’IA”. Je vous comprends. Vous avez hésité avant de tester une IA, vous avez fini par choisir ChatGPT parce que tout le monde en parlait, vous avez pris vos marques, on vous a parlé de Gemini, et maintenant ça serait Claude. Bref. Je fais quoi maintenant ?
On fait le point.
Si ChatGPT vous va bien, restez-y. Si Gemini est intégré dans votre environnement Google et que ça vous va, parfait. L’objectif ici n’est pas de vous convertir à Claude. Ce serait absurde, c’est une question souvent plus complexe à l’échelle d’une organisation : nombre de collaborateurs, écosystème existant, données…
Mais quel que soit votre outil, vous entendez parler de Claude partout en ce moment, sans toujours avoir le temps ou la bonne source pour comprendre vraiment ce que c’est, ce qu’il fait et ce que ça change pour nos métiers. C’est exactement ce que je vous propose ici : la synthèse, filtrée pour le tourisme.
Ce qui m’intéresse, au-delà de l’outil, c’est la méthode de travail qui se cache derrière : donner du contexte, structurer les tâches, capitaliser en équipe. Ça vaut pour n’importe quelle IA. Et que vous soyez 3 dans un OT ou 30 dans une agence, c’est cette méthode qui fait la différence, pas l’outil.
Et Claude pousse cette méthode plus loin que les autres aujourd’hui, notamment avec les Skills. C’est pour ça que je le prends comme cas concret.
Qui se cache derrière ?
Avant la pratique, un peu de contexte sur Claude et sur ceux qui le construisent.
Claude, c’est l’IA d’Anthropic. Une entreprise américaine fondée en 2021 par Dario et Daniela Amodei, frère et sœur, anciens d’OpenAI partis en claquant la porte avec une partie de leurs équipes pour construire une IA qu’ils jugeaient plus sûre.
Aujourd'hui, valorisée à 380 milliards de dollars (levée de 30 milliards en février 2026) avec Google et Amazon parmi les investisseurs principaux, elle est aujourd'hui le principal concurrent direct d’OpenAI.
💡 Pour briller en réunion : le nom Claude est un hommage à Claude Shannon, l'inventeur de la théorie de l'information. Anecdote bonus, certains pensent aussi que c'est un pendant masculin à Alexa et Siri. Au choix. Mais rien à voir avec Cloclo…
La sécurité comme obsession
C’est la marque de fabrique d’Anthropic depuis le début. Leur approche, qu’ils appellent la “Constitutional AI”, consiste à entraîner leurs modèles avec un ensemble de principes éthiques. Concrètement, ça donne à Claude une réputation d’IA prudente, nuancée et plutôt résistante aux tentatives de manipulation.
Dario Amodei, le CEO, incarne cette posture. Il publie de longs essais sur l’avenir de l’IA (son “Machines of Loving Grace“ de fin 2024 vaut vraiment le détour) et prend position publiquement sur les dossiers réglementaires.
Si son nom vous dit quelque chose, c’est sans doute parce qu’en début d’année, l’administration Trump a demandé aux acteurs IA américains de lever leurs garde-fous éthiques pour autoriser certains usages militaires (surveillance de masse, armes autonomes). OpenAI, Google et xAI ont accepté. Garde à vous 🇺🇸. Seule Anthropic a refusé publiquement. Résultat : dans les semaines qui ont suivi, l’application Claude est devenue numéro 1 sur l’App Store aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Canada et au Royaume-Uni. La posture éthique s’est transformée en avantage concurrentiel.

Bon, certains y voient quand même une stratégie marketing très bien valorisée (Sam Altman d’OpenAI a parlé de “fear-based marketing”… le mauvais perdant). C’est sans doute un peu des deux : des convictions réelles (le refus a coûté à Anthropic un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone) très bien valorisées en relations publiques.
Les chiffres qui parlent
Côté grand public : 11 millions d’utilisateurs quotidiens en mars 2026, plus d’1 million d’inscriptions par jour, trafic web triplé sur un an. La France figure dans le top 20 mondial des utilisateurs par habitant. Anthropic a même ouvert un bureau à Paris en novembre 2025. Pas le réflexe le plus courant chez les acteurs IA américains.
Côté entreprises, c’est encore plus net : 70% des entreprises du Fortune 100 utilisent Claude. Et chez Ramp (un service financier qui suit 50 000 entreprises américaines), Anthropic devient le réflexe par défaut : 73% des nouvelles dépenses IA en entreprise lui reviennent, contre 50/50 avec OpenAI il y a 10 semaines. Il y a un an, c’était 1 entreprise sur 25 chez Ramp. Aujourd’hui, presque 1 sur 3.

Sur quoi Claude se distingue
Deux forces principales pour nos métiers :
La rédaction longue et nuancée : mails, courriers, notes de synthèse, comptes-rendus, contenus éditoriaux…
Le raisonnement sur des documents complexes : cahiers des charges, contrats, dossiers techniques, rapports d’observatoire. Claude tient une analyse argumentée sur 30, 50, 80 pages sans perdre le fil.
Pour des métiers qui produisent beaucoup d’écrit et qui travaillent avec des dossiers volumineux, c’est essentiel.
À nuancer : même s’il a une très grande fenêtre de contexte (200 000 tokens en plan Pro, soit environ 500 pages), Claude perd le fil sur les conversations qui traînent. Anthropic a un mot pour ça : le “context rot”. Le bon réflexe : ouvrir une nouvelle conversation quand vous changez de sujet (ça économise des crédits en plus).
Voilà pour le décor. On va voir maintenant comment Claude fonctionne vraiment.
Claude, ça marche comment exactement ?
Si vous ne devez retenir qu’une chose de ce numéro, c’est celle-ci : Claude n’est pas un chatbot, c’est un environnement de travail.
Pourtant, à première vue, claude.ai ressemble à n’importe quel autre chatbot : une zone de conversation, un curseur qui clignote. C’est trompeur. Sous le capot, Claude est composé de 4 briques qui se complètent et c’est leur articulation qui change tout.
Tout part du contexte
La qualité de la réponse de Claude dépend de la qualité du contexte qu’on lui donne. Plus Claude en sait sur vous, votre métier, vos contraintes, plus sa réponse sera juste.
Avec ChatGPT, on cherche le bon prompt. C’est de l’artisanat individuel, à refaire à chaque fois. Avec Claude, on construit un environnement qu’on configure une fois (un Projet, des préférences personnelles, un Skill) et ensuite Claude sait.
La nuance est essentielle pour nos métiers : un prompt se partage par copier-coller, le contexte qui va avec (documents de référence, règles métier, ton de voix…) ne suit pas. Claude, grâce à ses skills, embarque tout d’un bloc.
Brique 1 : Le Chat
C’est la conversation classique qu’on retrouve dans toutes les IA grand public. Vous posez une question, Claude répond. C’est par là que tout le monde commence, mais c’est aussi là que beaucoup s’arrêtent. Dommage, parce que c’est dans les briques suivantes que tout se joue.
Deux réglages à activer dès le premier jour, qui changent l’usage au quotidien :
La mémoire (désactivée par défaut) : Claude retient vos préférences d’une conversation à l’autre. Vous le dites une fois, il s’en souvient.
Le profil : Vous dites à Claude qui vous êtes (votre poste, votre structure, votre ton, vos contraintes). C’est ce qui fait qu’il adapte sa façon de vous parler.

Le pas-à-pas complet (avec un prompt prêt à coller pour rédiger vos préférences en 5 minutes) est dans le guide Démarrer avec Claude sur le site, dont je reparle juste après.
Brique 2 : Les Projets
Un Projet est un espace de travail dédié à un sujet. Vous y déposez vos documents de référence une fois (charte éditoriale, fiches destination, modèles de réponse), vous y écrivez vos règles (ton, format, pièges à éviter) et à chaque nouvelle conversation dans ce Projet, Claude raisonne avec tous ces éléments, sans avoir à les réexpliquer.
Dans nos métiers, ça peut donner : Réponses aux avis, Newsletter mensuelle, Dossier de presse, Réponse à appel d’offres. Un Projet par sujet récurrent.

Brique 3 : Les Skills
C’est la fonctionnalité la plus structurante de l’écosystème Claude aujourd’hui et celle qui peut le plus transformer nos métiers.
La meilleure analogie ? Anthropic compare un Skill à un guide d'onboarding qu'on remettrait à un nouveau collègue : les consignes, les bonnes pratiques, les pièges à éviter. Vous l'écrivez une fois, le collègue l'applique à chaque fois (normalement). Un Skill, c'est exactement ça mais pour Claude.Une compétence réutilisable, écrite une fois, que Claude déclenche tout seul quand le contexte le demande.
Dans nos métiers, ça peut donner : Réponse à un avis Tripadvisor, Compte rendu de comité de pilotage, Synthèse de rapport d’observatoire, Brief post LinkedIn… Un skill par compétence métier.
Là où le Projet rassemble tous les éléments pour un sujet, le Skill est une compétence transverse qui se déclenche automatiquement selon le contexte de la conversation.
💡 Bon à savoir : depuis fin 2025, le format des Skills est devenu un standard partagé. GitHub Copilot et OpenAI s'en inspirent ou l'ont adopté. Concrètement, les Skills que vous construisez aujourd'hui pour Claude ne seront pas perdus si demain vous changez d'outil.

Brique 4 : Cowork
Cowork, c’est le passage de “l’IA qui répond à votre demande” à “l’IA qui agit directement sur votre ordinateur”. Concrètement, elle lit vos fichiers, écrit dans vos dossiers, enchaîne plusieurs étapes en autonomie. Nécessite l’installation de l’application sur votre poste. Disponible en version stable sur Mac et récemment sur Windows (avril 2026).
Vous lui dites : “lis les trois derniers comptes rendus dans ce dossier et fais-moi une synthèse pour la réunion de demain” et elle le fait. Elle ne répond plus, elle travaille avec vous. C’est ce qui rend Claude vraiment différent des autres IA. Couplé aux connecteurs (Gmail, Drive, Agenda…) ça devient un véritable écosystème de travail.
Et vous gardez la main. Vous décidez à l’avance à quels fichiers ou applications Claude peut accéder. Vous validez chaque action avant exécution. Pas d’autonomie sans votre feu vert.

Choisir son modèle
Claude propose 3 modèles, accessibles dans le sélecteur en bas de la zone de chat :
Sonnet : l’équilibre vitesse / qualité.
Opus : pour les tâches complexes (analyse de gros documents, raisonnement long sur 30, 50, 80 pages). Plus puissant mais consomme plus.
Haiku : pour les requêtes simples (reformulations rapides, traductions, questions factuelles). Très rapide.
Restez sur Sonnet par défaut. Si la réponse vous déçoit en profondeur ou en nuance, basculez sur Opus pour cette tâche précise. Ça paraît un détail, mais mal choisir son modèle suffit à passer à côté de ce que Claude sait vraiment faire.
Et tout l'écosystème autour
D’autres outils Claude que vous allez croiser, par ordre d’utilité pour nos métiers :
Claude Design : production de slides, mockups et supports visuels. Lancé en avril 2026
Claude in Excel : pour travailler directement dans votre tableur (analyse de données, synthèses)
Claude in Chrome : pour travailler directement dans votre navigateur (recherche, lecture de pages, formulaires)
Dispatch : pilotez Claude depuis votre téléphone pendant qu’il travaille sur votre ordinateur resté allumé
Claude Code : pensé pour les développeurs, mais aussi utilisé par des profils digitaux pour produire des sites simples, des landing pages, des prototypes. Probablement pas votre outil du quotidien, mais l’un des plus puissants de l’écosystème Claude qui ouvre d'énormes perspectives (on en reparlera).
💡 Vous voulez démarrer aujourd’hui ?
J’ai publié sur le site un guide pas-à-pas pour prendre en main Claude : créer votre compte, régler votre confidentialité, activer la mémoire, configurer votre profil, créer votre premier Projet. Comptez 30 minutes pour avoir un environnement opérationnel.
Le guide couvre aussi la migration depuis ChatGPT, les bonnes pratiques pour gérer vos limites d’usage et les ressources officielles d’Anthropic pour aller plus loin.
3 cas tourisme où Claude fait la différence
Pas de démo pas-à-pas ici (ça viendra dans la série), mais 3 cas qui parlent directement à nos métiers et qui montrent ce que Claude fait que les autres IA ne font pas.
Cas 1 : Industrialiser la voix de votre marque
La situation
Vous avez une charte éditoriale, un ton qui vous est propre. Que ce soit pour une destination, un groupe hôtelier, une agence ou un prestataire d’activités, dès qu’il faut produire un post LinkedIn, une réponse à un avis, une accroche newsletter, chacun fait à sa sauce. Et vous passez du temps à harmoniser après coup.
Ce que fait Claude que les autres ne font pas
Vous écrivez votre voix une fois dans un Skill : les règles, le ton, les exemples qui marchent, les pièges à éviter. Claude le déclenche ensuite tout seul dès que la tâche correspond, sans que vous ayez à le mentionner. La voix éditoriale devient un objet réutilisable, partageable, qui ne dépend plus du style de chaque collaborateur.

Ce que ça change
Avant : la patte de chaque collaborateur et du temps à travailler, harmoniser les contenus avec la voix de la marque. Après : une plus grande cohérence dans les contenus des différents supports avec un référentiel accessible à toute l'équipe et un gain de temps
→ À creuser dans le 2ème épisode : on construit un Skill voix éditoriale ensemble, étape par étape, avec un modèle prêt à adapter à votre structure.
Cas 2 : Faire le tri dans votre dossier “Téléchargements”
La situation
Tout le monde a ce dossier. 3 mois minimum de PDF de webinaires, de factures oubliées, de plaquettes de partenaires, de CR de réunions, de dossiers de presse (soyez sincère ;). Vous savez qu’il y a là-dedans des trucs utiles et beaucoup de bruit. Mais le ranger n’est jamais la priorité.
Ce que fait Claude que les autres ne font pas
Avec Cowork, vous lancez Claude sur votre poste avec une consigne simple : “inventorie mon dossier Téléchargements, classe-moi les fichiers par catégorie, signale-moi les doublons et ce qui semble inutile”. Claude parcourt, croise, vous présente une synthèse. Vous validez et lui exécute. Il ne répond plus à votre question mais il fait carrément le boulot à votre place.
Ce que ça change
Ce genre de tâche ne remontait jamais dans vos priorités. Et ça vous coûtait de la charge mentale tous les jours. Bon, peut-être pas pour ce dossier Téléchargements… mais pensez à des dossiers plus importants.
⚠️ À tester avec prudence
Laisser une IA accéder à des dossiers sur votre propre machine n’est pas anodin.
Quelques précautions à appliquer dès le premier test :
Jamais d’accès à la racine de votre disque. Pointez Claude sur un dossier précis et un seul.
Commencez petit et sans données sensibles : votre Bureau, votre dossier “À trier”, votre dossier “Inbox photos”…
Bonne pratique : un dossier dédié Cowork, où vous savez ce qu’il y a et où vous acceptez que Claude agisse.
Validez chaque action. Claude propose, vous confirmez avant qu’il déplace ou supprime quoi que ce soit. C’est lui qui doit demander, pas vous qui devez surveiller (le mode décision autonome existe bien mais je le déconseille).
→ A venir : je prépare un contenu dédié à Cowork pour les pros du tourisme, avec des cas terrain par métier et les pièges à éviter.
Cas 3 : Produire un support de présentation sans designer, ni agence
La situation
Vous avez un comité de pilotage demain, une présentation pour un partenaire ou un support de séminaire interne à monter. Sujet stratégique, charte à respecter, 12 à 15 slides à produire. À la main, comptez facilement une demi, voire une journée.
Ce que fait Claude que les autres ne font pas
Avec Claude Design, vous décrivez ce que vous voulez (sujet, public, ton, nombre de slides) et il vous produit un vrai support. Pas un brouillon générique avec des bullet points alignés mais des slides avec hiérarchie de l’information, transitions, données mises en forme. Vous corrigez ce qui ne va pas (“la slide 4 est trop chargée”, “mets le total en gros au centre”), Claude ajuste, vous visualisez directement en ligne ou exportez en PPT, PDF.
Mon test
J’ai voulu transformer une partie du contenu de cette newsletter en support pour présenter Claude en réunion. 30 minutes pour construire un design system aux couleurs d’IA, Tech & Travel Café (c’est à dire la charte graphique), une étape importante pour la suite et ce travail en amont change tout sur le résultat. Ce travail ne se fait qu’une fois, vous y ferez référence par la suite, mieux vaut prendre le temps de bien le faire. J’ai enchaîné ensuite sur la génération des 23 slides dans le respect de ma charte graphique.

Ce que ça change
Pour 90% des supports qu’on produit au quotidien, c’est largement suffisant. À nuancer quand même : Claude Design est encore en research preview. Les résultats peuvent varier, ce n’est pas parfait, le coût (crédits, impacts…) est également à prendre en compte.
→ A venir : un article avec des exemples avant/après et la méthode pour bien briefer Claude Design. On en profitera aussi pour parler de la connexion de Claude avec Canva :)
5 choses à savoir avant de vous lancer
On les découvre souvent au fil du temps et des problèmes rencontrés. Alors oui, c'est formateur mais on s'en passerait bien.
🔴 Ce qui est non-négociable
En abonnement Pro individuel, vos conversations sont supprimées sous 30 jours et ne servent pas à entraîner les modèles à condition d’avoir désactivé l’option dans Paramètres → Confidentialité (le guide sur le site explique comment faire). Suffisant pour des usages courants.
Pour des données sensibles (fichiers clients, données RH ou financières), il faut un plan Teams ou Enterprise. Attention, Teams demande un minimum de 5 comptes, donc beaucoup de petites structures (OT, agences, bureaux des congrès) restent en Pro individuel.
La règle simple : ce que vous ne mettriez pas dans un mail externe non chiffré, vous ne le mettez pas dans Claude.
Et surtout, n’oubliez pas que vous restez responsable de ce que vous diffusez. Ca devient un peu une rengaine mais c’est important de le (re)dire.
🟡 Ce qu’il faut garder en tête
Claude se trompe, comme toutes les IA. Sur l’analyse d’un rapport ou la recherche de chiffres précis, vérifiez avant de recopier
Attention à la prompt injection. Un document venu de l’extérieur (PDF d’un partenaire, mail reçu) peut contenir des instructions cachées qui essayent de manipuler Claude. Il résiste plutôt bien mais restez vigilants, surtout en mode Cowork.
🟢 Bon à savoir
Côté budget, 15€/mois en Pro individuel (en facturation annuelle), 17€/utilisateur/mois en Teams Standard (à partir de 5 utilisateurs). Pas un investissement conséquent à l’échelle d’une structure. Le vrai sujet n’est pas le budget, c’est plutôt l’intégration dans l’organisation et le temps de prise en main.
Côté consommation, Claude fonctionne avec un système de tokens (pas de messages comptés). Sur un usage intensif, surtout avec Cowork qui consomme bien plus vite que le Chat, vous pouvez atteindre rapidement le plafond. Il existe un espace dédié pour suivre votre consommation en temps réel dans Paramètres → Utilisation.
Le guide sur le site détaille le fonctionnement et les bonnes pratiques pour rester sous les seuils.
Aucune de ces limites n’est rédhibitoire. Mais si vous les ignorez, vous risquez quelques déconvenues.
La suite
Le mois prochain, épisode 2 : on construit votre premier Skill tourisme ensemble. Pas de théorie, de la pratique, avec un Skill directement utilisable dans votre métier au quotidien.
Et après ? La newsletter reprendra sa veille mensuelle habituelle, tous sujets IA et tourisme confondus. Mais Cowork, Claude Design, le travail en équipe, tout ce qu'on a juste effleuré ici, ça continuera sur le site, au fil de l'eau.
Et si vous voulez vous lancer dès maintenant, le guide Démarrer avec Claude est en accès libre sur le site. Compte, confidentialité, mémoire, profil, premier Projet. Comptez 30 minutes pour avoir un environnement opérationnel.
Mes 3 actus IA tourisme du mois
1. Forum SETO : l’IA agentique au cœur des débats des tour-opérateurs
Réuni fin mars, le Forum SETO (syndicat des tour-opérateurs français) a passé l'essentiel de ses tables rondes sur les agents autonomes : ces IA qui ne se contentent pas de répondre, elles agissent (réservent, comparent, négocient). Une opportunité côté productivité, mais aussi une vraie menace concurrentielle face aux acteurs qui les intègrent dans la relation client.
Mon avis : pour ceux qui en douteraient, l’IA n’est plus un sujet R&D dans le tourisme, c’est bien un sujet stratégique. Et même si ce n’est pas encore parfait, la bascule agentique s’accélère. Si vous voulez creuser le sujet, mon dossier sur Mindtrip explique justement ce qui se joue côté distribution.
2. Les voyageurs, co-créateurs de leurs séjours
L'étude conjointe Phocuswright/Skift apporte des chiffres très parlants. Les voyageurs deviennent aujourd’hui co-créateurs de leurs séjours : 30 % des conseillers voient désormais des clients arriver avec des itinéraires générés par IA pour avis. (source : tom.travel)
Mon avis : ce que je retiens de cette étude, c’est que l’IA rentre de plus en plus dans l'usage des voyageurs, notamment en phase de préparation du séjour. Que l’on soit pour ou contre, une chose est sûre, il faut intégrer ce changement de comportements dans sa stratégie.
3. OpenAI sort GPT-5.5 et confirme le virage agentique
Le 23 avril, OpenAI a sorti GPT-5.5, dans la foulée de Claude Opus 4.7 d’Anthropic. Le modèle est pensé pour piloter votre ordinateur (cliquer, naviguer entre les outils, finir une tâche multi-étapes sans supervision). Score de 78,7% sur OSWorld-Verified, juste devant Claude Opus 4.7 à 78%. La course à l’agent autonome est officiellement lancée entre les deux leaders.
Mon avis : ça confirme ce qu’on a vu rapidement dans ce numéro avec Cowork. Les capacités agentiques deviennent un vrai pilier des grands modèles, en complément de l’IA conversationnelle. Reste à voir comment ça s’installe vraiment dans nos métiers, parce qu’entre la démo qui marche et l’usage pro fiable, il y a souvent un fossé.
Pendant ce temps, au Café...
2 contenus à découvrir sur le site :
Mindtrip : le guide complet pour le tourisme français
Ça y est, j’ai terminé le guide complet ! Plusieurs semaines de lectures, replays et tests. Et un échange direct avec leur directrice marketing. Je suis content de pouvoir enfin vous le partager.
Pour rappel, Mindtrip est la plateforme de planification voyage par IA qui accélère aux États-Unis : 70 destinations déjà intégrées et le Pérou (PromPerú) en premier pays sud-américain. La France n’est pas encore partenaire, mais vos données sont peut-être déjà lues.
Au programme : la mécanique, ce que ça change selon votre métier (destination, hôtel, agence, TO, travel planner, prestataire d’activités), et les bonnes questions à se poser maintenant. Gratuit, réservé aux pros du tourisme.
Cassidy Smith-Broyles (Sabre) : "Ce n'est plus le Sabre d'il y a six ans"
Sa première interview en France. Cassidy est porte-parole mondiale de Sabre, l'infrastructure invisible du voyage qui connecte des milliers d'hôtels et compagnies aériennes depuis 60 ans.
On a parlé du partenariat Mindtrip × PayPal × Sabre annoncé d'ici l'été, du rôle qui reste aux agences quand les clients arrivent avec un itinéraire IA et de la question qui fâche : qui est responsable quand un agent IA se trompe sur une réservation ?
À lire avant de la voir sur scène à Next Tourisme le 4 juin à Paris (code IA pour 15% de réduction).
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On se retrouve le mercredi 3 juin pour l'épisode 2.
— Nicolas ☕️






